Les directeurs de la protection de la jeunesse ont livré leur bilan annuel jeudi. En Estrie, les statistiques pour 2025-2026 font état de signalements en légère baisse. 7 859 signalements ont été traités comparativement à 8 001 l’an dernier. Plus du tiers des signalements ont été retenus pour une évaluation approfondie, soit 11 % de plus qu’en 2024-2025.  3 signalements retenus sur 10 concernent la négligence ou un risque sérieux de négligence.

Parmi les bons coups soulignés par la DPJ, notons la diminution du délai moyen d’attente à l’étape de l’évaluation du signalement, soit 50 jours en mai 2026 comparativement à 100 jours en mai 2025. Un projet pilote de regroupement des équipes lié à l’évaluation, l’orientation et l’application des mesures a été mis en place dans les réseaux locaux de services des Sources et de Val Saint-François.

La DPJ affirme que de plus en plus, les familles accumulent des stresseurs économiques, sociaux et de santé qui affectent leurs capacités à bien répondre aux besoins des enfants. En Estrie, la situation socioéconomique difficile ne fait pas exception. La DPJ ajoute que le bien-être des enfants doit demeurer une considération centrale, qu’il soit question d’éducation, de santé, d’économie, de logement ou de politiques sociales.